Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 17:29

Bio ou pas bio ? Votre avis ?

Il s'agit de la question que les sondages du type Ipsos / La Redoute placent à toutes les sauces à l'attention de leur ménagère type, à l'affue de la valise RTL.

Pour ma part, je souhaiterais apporter mon point de vue sur les options qui se présentent à nous pour manger des produits de "qualité".

Le bio est une option mais loin d'être le saint graal.
Voici quelques explications de base sur les labels "bio".
Les labels certifiant de la qualité bio ne sont pas uniformes quelques soient les pays (ou continent) d'origine.

En France, nous avons le label bio AB (Agriculture Biologique) comme garant d'un minimum de 95% de produits d’origine agricole biologiques.
Je vous propose de parcourir le site du ministère de l'agriculture pour de plus amples détails (http://agriculture.gouv.fr/l-agriculture-biologique).

Depuis janvier 2009, le nouveau règlement bio européen impose à chacune des réglementations nationales de se calquer sur les mêmes exigences, des exigences pourtant moins strictes que ce que proposait jusqu’à présent AB. Ainsi, le cahier des charges du label bio français AB et celui européen sont identiques, sans qu’il soit possible de renforcer certains critères au vue des spécificités nationales (ex : AB imposait un seuil maximum de 0,1 % d’OGM dans ses produits bio, contre 0,9 % pour l'écolabel européen).
Je vous conseille de parcourir le guide OGM de Greenpeace sur http://guide-ogm.greenpeace.fr/ pour plus de détails sur les produits OGM.

Ainsi est né le 12 avril 2010 le label Bio Cohérence et est apparu sur les produits dès 2011.
Créé par les professionnels de l’agriculture eux-mêmes (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, Biocoop, Biomonde, PrioNatura, les éleveurs bio de France...) et géré par et pour les acteurs de la filière (producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs et organismes gestionnaires de marques), le cahier des charges de Bio Cohérence va plus loin que les exigences du label bio actuel pour une agriculture biologique qui justifie cette appellation.

Ce nouveau label nourrit tout de même la confusion auprès du consommateur !
Entre labels officiels, labels privés, auto déclarations, allégations... le consommateur doit désormais sortir son dictionnaire pour mieux comprendre les produits qu’il achète. Or à 58 secondes en moyenne passées par rayon, soit au mieux 10 secondes pour chaque produit, l’acte d’achat s'approche alors de l'instinctif !

On se dirige de plus en plus vers une bio à deux vitesses, entre une bio privée (travail collectif issu de la culture militantiste du mouvement bio, entre autres, français) et une bio industrielle intensive vendue principalement en grande distribution qui voit dans cette forme de bio une opportunité économique en distribuant des produits labellisés bio européen sans leur imposer de contrôles supplémentaires.
Cette opportunité économique grandissante dans la grande distribution va jusqu'à lui faire créer des sites dédiés à leurs produits bio pour afficher leur "sensibilité" bio.
Pour exemple, parcourez le site www.carrefouraimelebio.com.
A noter que la grande distribution propose au consommateur final des produits bio moins chers que dans les magasins spécialistes du bio puisque leurs produits bénéficient, entre autres, des subventions européennes alors que les labels privés y échappent.
Par ailleurs, la grande distribution joue parfois sur les dénominations et les labels pour proposer au consommateur des produits bio non originaires de la CE et pourtant étoilés d'organismes certificateurs (comme Ecocert).
Je vous conseille de lire l'article "produits bio quelle qualité ?" issu du "Que Choisir" de juin 2010 (numéro 482) qui détaille très précisément tout ceci et, après comparatifs, conclut que "la supériorité du bio ne saute pas aux yeux...alors que le (différentiel de) prix (explose)".

Face à ces constats, le consommateur devient de plus en plus craintif, doutant de la réelle qualité des produits bio (et de l'impact dans son budget). D'autant plus que, selon une enquête de la revue professionnelle "Linéaires" (citée dans 60 Millions de Consommateurs, décembre 2011, numéro 466), le bio des grandes surfaces reste en moyenne 58% plus cher que les produits conventionnels. Du au phénomène de "généralisation" de cette forme de bio industrielle, ce pourcentage est en baisse par rapport aux années précédentes (72% en 2009).

Quelles sont donc les options pour manger des produits de "qualité" bio (ou pas) ?

- Les "AMAP", à savoir les Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne. Il s'agit d'un réseau de proximité visant à mettre en relation les producteurs locaux et les consommateurs. Chaque consommateur doit adhérer à une association, à savoir régler une cotisation annuelle (en moyenne 15 euros) et prépayer les paniers hebdomadaires de fruits et légumes de saison (voire produits laitiers ou autres).
Voici un lien qui répertorie les fruits et légumes de saison http://www.fraichattitude.com/assets/files/calendrier_basse_def_4.pdf
Pour ma part, les "points noir" de cette option sont d'une part, la contrainte de respect du jour et de l'heure de retrait du panier (aucun panier remboursé en cas d'absence) d'autre part, le paiement à l'avance de la production à venir d'un producteur avec le risque (en cas de sinistre) de n'obtenir aucun produit et enfin un prix global payé tout de même important (cependant, nous sommes dans ce cas dans un esprit associatif et non lucratif !).
Pour plus de détails, je vous renvoie vers le site web officiel (www.reseau-amap.org pour le réseau national et http://www.amap-idf.org pour le réseau Ile de France) et vers l'article "Mangez frais et local en créant votre AMAP" issu du magazine "Ca m'interesse" Hors Série de mai-juin 2011.

- Les "ruches", nouveau concept proche des AMAP (à savoir "sur le principe de la vente directe, du producteur au consommateur, du champ à la fourchette"), moins contraignant car sans abonnement et sans engagement.
Pour plus d'information ou pour toute inscription, allez sur le site web http://www.laruchequiditoui.fr

- L'achat de produits bio dans des boutiques (ou associations) spécialisées. La référence étant le réseau de magasins Biocoop.
Pour plus de détails, parcourez leur site via http://www.biocoop.fr/

- L'achat par correspondance de produits bio (ou non) issus de producteurs locaux. Certains proposant même des frais de ports gratuits (à partir d'un faible montant de commande).
Sans chercher à être exhaustive (puisque dépendant de votre lieu d'habitation) mais qualitatif, je vous conseille les sites http://www.mon-panier-de-campagne.fr/, http://www.tousprimeurs.com, http://www.lepanierdecheznous.fr/, http://www.le-bon-comptoir.com/ ou (mon préféré) http://www.coteprimeurs.com/

- L'achat de produit bio auprès de ventes privées.
Un nouveau site (http://www.leclubdubio.com/mag/fr/restricted_00.php?vip) vient d'apparaitre avec des remises pouvant     atteindre les 80%.
- Enfin, bien évidemment, l'achat de produits sains (bio ou pas bio) directement auprès du producteur. Je vous fournirai dans les prochains billets de bonnes adresses (miel, ...).
En synthèse, il existe de nombreuses alternatives pour acheter et se nourrir le plus sainement possible (selon le budget et la disponibilité de chacun).
Je terminerai ce billet en rappelant que le bio n'a toujours pas su "profiter" de son impact positif sur le consommateur pour le sensibiliser sur l'impact écologique des produits et emballages.
A ce titre, je tiens à citer une bonne action du gouvernement qui souhaite recueillir d'ici le 1er juillet 2012 le point de vue des consommateurs sur la forme des futures étiquettes et la nature des informations y figurant via une consultation publique ouverte sur http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/experimentation-sur-l-affichage-environnemental-1

Par Eric LEGER - Publié dans : santé - Communauté : Santé . Equilibre
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 23:22

D'un côté, le chocolat est un des rares produits alimentaires pour lequel les "chocolavores" semblent dans l'impossibilité de stopper sa consommation quelles qu'en soient les circonstances !
De l'autre côté, la très grande majorité des régimes et messages nutritionnels "standards" bannissent le chocolat tel un poison anti équilibre alimentaire. Je ne suis pas en phase avec ce "verdict".

Une fois de plus, mon argumentaire se base simplement sur l'analyse et la compréhension de la composition ainsi que des valeurs énergétiques et nutritionnelles des principaux chocolats "industriels" vendus. Nous ne traiterons pas dans ce billet des chocolats artisanaux pour lesquels il est impossible d'obtenir le même niveau d'information fine.

Leçon n°1 : l'importance du poids du cacao dans la tablette de chocolat n'est pas signe de baisse des calories présents. Toutes nos valeurs sont indiquées pour 100 grammes.
Ainsi, par exemple, une tablette Nestlé "Grand Chocolat 80% cacao sublime" (qui fait partie des pourcentages les plus élevés) a une valeur énergétique de 604 kilos calories (kcal) quand une tablette Carrefour Discount au chocolat au lait contenant 30% de cacao (qui fait partie des pourcentages les plus bas) affiche 521 kcal.
Si nous étendons la recherche à d'autres produits, le constat est identique.
La tablette Côté d'Or "dégustation 86% noir brut" contient 605 kcal quand la tablette Milka classique "Tendre au lait" en contient 575 kcal.
Conclusion, globalement quelles que soient les tablettes, le chocolat est très calorique.
Donc, si nous arrêtons notre analyse sur cet unique axe, les messages nutritionnels préventifs sont totalement corrects.

Leçon n°2 : le chocolat n'est pas un produit alimentaire forcément très sucré. Toutes nos valeurs sont indiquées pour 100 grammes.
Le constat est que plus une tablette contient du cacao et est de bonne facture, moins la présence de sucres dans les glucides est forte. Ce constat s'avèrera différent pour deux exceptions que nous détaillerons en fin de billet.
Pour reprendre nos exemples, la tablette Côté d'Or "dégustation 86% noir brut" contient 14 grammes (g) de sucres, la tablette Nestlé "Grand Chocolat 80% cacao sublime" 15,8 g, la tablette Milka classique "Tendre au lait" 52 g et la tablette Carrefour Discount au chocolat au lait 57 g (pour 100 g. Ceci se passe de commentaires).

Leçon n°3 : il faut savoir être curieux pour découvrir des "solutions alternatives"
Le marché du chocolat étant important.
97 % des français consomment du chocolat au moins un fois par semaine ce qui correspond à peu près à la moyenne européenne de 6,7 kg de chocolat par habitant et par an, soit environ 107.000 tonnes de tablettes par an (+ 20% en 10 ans) !
Les spécialistes en diététique se sont donc normalement penchés sur ce produit pour proposer aux consommateurs des solutions alternatives.
La marque Vivis propose une tablette de chocolat contenant 76% de cacao avec du fructose. Ainsi, la tablette affiche 25,4 g de glucides dont 18 g de fructose mais reste à 548 kcal aux 100 g.
Deux autres marques ont ouvert de nouvelles portes.
La marque Poulain propose une gamme "Ligne gourmande" ayant une très faible valeur en sucres grâce au maltitol (faisant partie des sucres alcool ou plus précisément polyols, tout comme le xylitol, le sorbitol, le lactitol, l’isomalt ou le mannitol ayant un pouvoir sucrant plus élevé que le sucrose et apportant moins de calories). Ainsi, la tablette de chocolat noir classique (contenant 70 % de cacao) annonce moins de 2 g de sucres (sur 33 g de glucides). La valeur énergétique reste importante car elle se situe à 530 kcal (aux 100 g).
Enfin, la marque Gerblé a créé une gamme "glucorégul", principalement destinée aux diabétiques, dont une tablette de chocolat noir (avec 51 % de cacao) contient du maltitol et de l'inuline (fibre extraite de la chicorée. Pour plus d'informations, je vous conseille de parcourir le site passeportsante.net http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=chicoree_ps). Par ailleurs, la valeur énergétique affichée est de 399 kcal (aux 100 g), soit un minimum 20% de moins que la tablette concurrente la moins énergétique !

Je tiens à alerter sur le fait que :
1. le fructose, le maltitol ou l'inuline (ou plus largement tous les succédanés de sucre), bien que n'étant pas officiellement du sucre (et permettant ainsi aux marques d'afficher très visiblement sur leurs étiquetages les termes "sans sucre"), entretiennent votre goût pour le sucre.
Vous avez d'ailleurs très certainement noté que, depuis quelques temps, ce mouvement du "sans sucre" touche également les médicaments (par exemple, le produit "UPSA Fervex" sans sucre contient de l'aspartame, le produit "Humex Mal de gorge" sans sucre contient du maltitol...)
2. L
e poids des acides gras saturés (mauvais pour la santé) reste encore trop important quelles que soient les tablettes.

En synthèse, la solution alternative que j'estime comme étant la "moins pire", vendue dans les commerces classiques, est le chocolat noir Gerblé glucoregul (compter environ 2 euros la tablette de 80 g).

Par Eric LEGER - Publié dans : santé - Communauté : Santé . Equilibre
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 09:40

Vaste sujet maintes fois traité, direz-vous !

En effet, mais force est de constater que la plupart des articles sur le web ou des revues/livres associent le mot "mieux" aux mots "contrainte" ou "bannissement" sans forcément expliquer le pourquoi du comment, sans chercher à sensibiliser, à impliquer et à former.

L'objectif de ce billet est de partir du billet "De la technique fine pour de la pratique saine", de l'étayer et de lui apporter du concret au quotidien.

Toutes celles et ceux qui sont fâchés avec les mathématiques depuis leurs premières sections de maternelle doivent passer leur chemin...je plaisante ! Enfin juste un peu car notre nourriture est tout de même régie par des sigles chiffrés et codés.

Avant d'entrer dans le concret et de bien assimiler la suite, je vous préconise de passer par la lecture (rapide) d'un document d'analyse fine des principaux aliments que j'ai complété, faute de ne trouver cette forme d'exhaustivité d'information ailleurs.

Ce document est organisé par groupe d'aliments / produits, spécifiant au mieux pour chacun leur état basique ou acide, leur charge potentielle d'acidité renale (PRAL), leur indice glycémique (IG), les kilos calories (Kcal) et niveaux de protides, lipides et glucides associés, leur contenance en eau, leur caractère anti-âge ainsi que certains éléments complémentaires comme les marques ou produits éventuels de référence (issues de comparatifs réputés).
http://dl.free.fr/kDKtWDOHe

Hormis l'intérêt du à son exhaustivité relative, ce document permet de mieux faire comprendre qu'un produit ne doit pas être analysé uniquement au travers des indicateurs "classiques" (Kcal, protides, lipides et glucides) mais également et surtout de son pouvoir acide ou basique.
Comme vous pourrez le constater dans le document, les principaux produits basiques sont les fruits, les légumes et plantes aromatiques, de nombreuses eaux minérales naturelles, les jus de fruits et de légumes frais. Je détaillerai ce point dans un prochain billet.

Le Docteur Hervé Grosgogeat explique ceci simplement dans sa méthode acide-base (disponible par exemple sur
https://www.amazon.fr/m%C3%A9thode-acide-base-ralentir-vieillissement-pr%C3%A9venir/dp/2738122701/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1318332791&sr=8-1

Son constat est que nous mangeons beaucoup trop d'aliments acides alors que l'équilibre alimentaire devrait être régulé à hauteur de 70% de produits basiques et de 30 % de produits acides. La balance équilibrée est atteindre en y ajoutant un apport en aliments reminéralisants et antioxydants, une haute teneur en fibres, un équilibre glycémique (cf. colonne libellée "IG" dans le document), une hydratation ajustée (privilégier les eaux minérales naturelles riches en bicarbonates, faibles en sodium, ayant un PH le plus alcalin possible (>7), une gestion de l'équilibre émotionnel à savoir du stress (équilibre du taux de cortisol) et soignez votre santé physique. Je détaillerai les grands points de cette méthode dans un prochain billet.

En synthèse, oubliez les régimes qui ne font que jouer au yoyo avec le poids de votre corps, cherchez l'équilibre alimentaire en maximisant les produits dits "basiques", en prêtant attention auxs kilos calories et à l'indice glycémique des produits ainsi qu'en assimilant le contenu des étiquettes nutritives des produits. Prenez le réflexe de vous réhydrater tout au long de la journée.
Enfin, contrairement à la majorité des régimes visant l'atteinte d'objectifs à court terme (désastreux pour la santé à moyen/long terme), la recherche de l'équilibre se fait progressivement sur du long terme.
Ainsi, dans cette logique, l'écart alimentaire (ou corporel) d'un jour devra "simplement" être compensé par un rééquilibrage dans les jours qui suivent (certains parlent de détox).
Tous ces conseils ne sont pas forcémént valables pour les enfants, en période de croissance, devant absorber notamment des viandes (et substituts) et du lait (et substituts).

Par Eric LEGER - Publié dans : santé - Communauté : Santé . Equilibre
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 14:24

Pour une nourriture saine et équilibrée (certains disent que "la santé vient en mangeant"), l'étape 1 est de savoir privilégier les produits frais voire surgelés (bruts, non modifiés).

Nous mettons de côté les fruits et légumes secs ainsi que les graines que nous traiterons dans un autre article. 

Pour ce qui est des conserves, le traitement thermique appliqué aux aliments avant leur mise en conserve détruit de 30 % à 50 % des vitamines et la totalité des minéraux.
Seuls quelques rares produits (les légumineuses, à savoir les lentilles, les haricots rouges et les pois chiches) tolèrent la mise en conserve.
L'autre point noir des aliments mis en conserve est leur forte teneur en sel ou en sucre.

L'étape 2 est de savoir comment conserver et cuire ces produits pour garder au mieux leur valeur nutritive et éviter d'éventuelles intoxications alimentaires.

Le traitement par le froid permet de ralentir (réfrigération) voire stopper momentanément (congélation) la prolifération et l'action de micro-organismes ainsi que de conserver l'aliment pendant une période plus ou moins longue.

Nous ne traiterons pas dans cet article de surgélation, de mise sous vide ou de toute autre technique de conservation uniquement utilisée dans le monde industriel.

Pour rappel, le point chaud d'un réfrigérateur est en haut.
Nous ne sommes pas dans un cours de positionnement d'aliments dans un réfrigérateur (parcourez vos notices constructeur !) mais dans des logiques de bonne conservation.
Sachez que les éléments dans un réfrigérateur peuvent varier entre une température de +1 à +15° C, suivant leur positionnement (ceci pouvant varier selon la qualité du réfrigérateur et, surtout, si celui-ci est équipé des nouveaux systèmes de répartition uniforme du froid).
La température idéale de conservation des aliments étant entre +2 à +4° C au point le plus froid.
Ôtez les sur-emballages des aliments (cartons et plastiques) pour éviter la contamination des aliments et du réfrigérateur par les micro-organismes qu'ils contiennent.
Ne placez pas trop de nourriture dans un réfrigérateur. S'il ne reste plus d'espace libre, l'air ne peut circuler, ce qui affecte la répartition des températures.
Notez que certains aliments ne nécessitent pas forcément de réfrigération, voire même y perdent en qualité, comme les fruits exotiques, les tomates, les haricots verts, les concombres et les courgettes. Le pain rassit plus rapidement lorsqu'il est au réfrigérateur. Les fruits et légumes qui ont besoin de mûrir peuvent, eux aussi, être conservés à température ambiante.
La mayonnaise et les plats à base de mayonnaise, les abats, la chair à saucisse et la viande hachée ne se conservent pas plus de 24 heures dans le réfrigérateur.
Ne laissez pas les boites de conserve ouvertes. Non seulement l'appareil sentira mauvais mais la conserve aura mauvais goût ou deviendra indigeste.
Emballez ou couvrez les aliments (non pas avec du papier aluminium mais avec du cellophane) pour éviter la perte d'humidité et d'arôme des denrées.

Tout produit congelé doit demeurer dans le congélateur à une température inférieure à -12° C.
La congélation permet de conserver les valeurs nutritionnelles des aliments. Les vitamines sensibles à la chaleur seront conservées dans un aliment congelé.
Il existe de nombreux tableaux pour l'entreposage que vous pourrez facilement retrouver sur le net comme sur http://www.canfightbac.org/fr/_pdf/storage_chart.pdf
Ne décongelez jamais des aliments à la température ambiante. Recourez soit au réfrigérateur en consommant les aliments dans un délai maximal de trois jours après leur décongélation, soit au four à micro-ondes en cuisant les aliments immédiatement après leur décongélation.
Il est déconseillé de recongeler les aliments décongelés. Faites plutôt cuire ces aliments, puis recongelez-les.

De la congélation à la cuisson (de produits frais ou surgelés), il n'y a qu'un pas qu'il faut savoir maîtriser !

Comme j'ai pu en faire allusion lors d'un précédent article sur les ustensiles de cuisine, une cuisson saine conservant 80 à 90% des nutriments est une cuisson à basse température.
Une basse température n'est globalement possible que :
- soit via les ustensiles de cuisine en acier inoxydable 18/10 ayant un fond thermo-diffuseur de 10mm d’épaisseur (certaines marques comme ABE proposant même un thermomètre situé sur le couvercle permettant de mesurer la température intérieure)
- soit via un cuiseur vapeur électrique dont la puissance est de 1.900 à 2.000 watt permettant une cuisson de 80°C à 100°C. La marque "Philips" propose même un modèle "HD 9160" qui intègre un bac spécial saveurs (liquides et/ou herbes) permettant ainsi d'ajouter un goût complémentaire aux aliments lors de la cuisson. Je mets volontairement de côté certains ustensiles marginaux et parfois très chers comme le cuiseur vapeur en acier inoxydable permettant de cuire à 60°C, dont l'utilisation s'avère très contraignante. Ces type d'ustensiles sont à privilégier par rapport à la grande majorité des autocuiseurs sous pression, dont la cuisson monte jusqu'à 130° C (sans parler de la friteuse qui peut faire monter la température encore plus haut).
Au-delà de la notion de température, les aliments cuits sous vapeur perdent moins de minéraux (tout particulièrement à 80°C) que lors de la cuisson à l'eau.

- soit via un four vapeur, nouvelle technologie peu connue, mais dont le coût d'acquisition s'avère encore très important (entre 800 et 1300 €) et le concept "perfectible" dans le sens où il ne remplace pas un four traditonnel (pour de la cuisine "classique"). Pour les curieux, le mensuel "Que Chosir", numéro 500 du mois de février 2012 (pages 23 à 25) traite ce sujet.
Je rappelle que pour conserver le maximum de vitamines et minéraux, il ne faut surtout pas couper les aliments ni retirer la peau avant cuisson (simplement les laver à l'eau). Certains aliments fragiles, comme la girolle, ne doivent pas être passés sous l'eau avant cuisson.

Par Eric LEGER - Publié dans : santé - Communauté : Santé . Equilibre
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 17:46

Pour manger sain et équilibré, il faut impérativement passer par une étape de compréhension des étiquetages nutritionnels et des sigles ou formules permettant d'affiner la valeur des produits ou de connaître son équilibre alimentaire.

 

L'étiquetage des denrées alimentaires est dorénavant harmonisé à l'échelle européenne.

Les informations devant apparaître sont la valeur énergétique (ou énergie pour 100 g) et (selon les nutriments) soit la quantité de protéines, de glucides et de lipides, soit la quantité de protéines, de glucides, de sucres, de lipides, d'acides gras saturés, de fibres alimentaires et de sodium. Sur certains paquets, l'étiquetage nutritionnel peut aussi inclure les quantités d'amidon, de polyols, d'acides gras mono-insaturés, d'acides gras polyinsaturés, de cholestérol et de sels minéraux ou vitamines.

 

La valeur énergétique de référence (ou Repère Nutritionnel Journalier) annoncée sur les emballages est une moyenne constatée pour un homme (2.000 Kcal / jour le plus souvent) et pour une femme (1.600 Kcal / jour le plus souvent).

Pour être précis, il est important de connaître sa propre valeur énergétique.

La formule est la suivante : 66,5 + (13,7 * poids) + (5 * taille) - (6,7 * âge)

Ainsi, un homme qui pèse 80 KG, mesure 180 cm et a 41 ans obtiendra la valeur énergétique suivante :

66,5 + (13,7 * 80) + (5 * 180) - (6,7 * 41) = 1.788 Kcal, soit une valeur inférieure à la théorie annoncée !  
Bien évidemment, ce calcul doit être réévalué lorsqu'une personne fait un exercice sportif.
Je
détaillerai ce dernier point lors d'un prochain billet y compris sur le lien entre équilibre alimentaire et corporel. Pour ne pas vous laisser sur votre fin, sachez que vous pourrez ajouter dans votre alimentation environ 2/3 des Kcal consommés lors de l'exercice.

 

Expliquons maintenant brièvement ce que sont les protéines, glucides et lipides, les minéraux et les vitamines.

Les protéines sont les principales composantes des muscles, de la peau, des cellules sanguines, les hormones, les enzymes et de nombreuses autres molécules essentielles. Elles jouent un rôle dans la croissance, le renouvellement et la réparation des tissus ainsi qu'une action sur le système immunitaire, sur la synthèse des hormones, sur les réactions enzymatique et, enfin, un rôle énergétique non négligeable.

Les glucides regroupent toute la famille des sucres. Tous ces sucres apportés par l'alimentation sont transformés en glucose. Le glucose est un sucre simple. C'est lui qui est ensuite utilisé par le corps, en tant que source. Le corps a besoin de ce glucose pour fonctionner, pour les muscles, mais également pour le cerveau qui est le plus grand consommateur de glucose. Si le glucose n'est pas consommé rapidement, il est transformé en glycogène, un sucre complexe, avant d'être stocké dans le foie et les muscles. En cas d'apport trop important, il ne pourra pas être utilisé ni transformé en glycogène et sera stocké sous forme de graisse. Dis simplement, focalisez vous non pas uniquement sur la ligne "glucides" mais surtout sur la sous-ligne "dont sucres" qu'il faut absolument minimiser. Nous ne détaillerons pas plus précisément dans ce billet le sujet des sucres lents et rapides.

Les lipides correspondent à l'ensemble des corps gras (acides gras ou dérivés). Ce sont les principaux constituants des membranes cellulaires, indispensables au bon fonctionnement du corps. 2 types de lipides se distinguent : les acides gras saturés (le "mauvais gras" issu des graisses animales, de la viande, des œufs et du lait) et les acides gras insaturés (le "bon gras", principalement en provenance des végétaux et poissons).

Je ne détaillerai pas dans ce billet le nombre de grammes de protides, glucides et lipides qu'il serait recommandé de respecter sur une journée.

Les minéraux ont un rôle majeur pour le métabolisme. Il sont, par exemple, constitutifs d'une enzyme (magnésium, fer, cuivre, zinc, manganèse, phosphore…), d'un transporteur d'oxygène (fer, cuivre…) ou élément essentiel du milieu intra ou extra cellulaire (sodium, potassium, calcium, magnésium, phosphore, soufre…). Les uns sont dits macroéléments, parce qu'abondants dans les denrées alimentaires, les autres oligoéléments (ou éléments traces) du fait de leur concentration plus modeste.

Chaque vitamine joue le rôle primordial de coenzyme dans de nombreux phénomènes d'assimilation, d'orientation ou d'utilisation des nutriments ainsi que dans la quasi-totalité des mécanismes fonctionnels de l'organisme. L'évolution des teneurs en vitamines est une information capitale et particulièrement révélatrice de la complexité d'un procédé industriel, celles-ci pouvant s'oxyder très rapidement à lumière, à la chaleur ou selon l'acidité du milieu.

Je traiterai dans un prochain billet (en complément de l'article sur les ustensiles) l'impact de la température de cuisson sur les minéraux et vitamines.

 

En lien avec les glucides, l'indice glycémique est une donnée à connaître et comprendre.

L'indice glycémique mesure la capacité d'un glucide à élever le taux de glucose sanguin après le repas par rapport au glucose pur. Il mesure donc le taux d'absorption du glucose d'un aliment après sa digestion. Si cet indice est supérieur à 50, l'aliment est considéié comme hyper glycémiant. Alors, les glucides pénètrent rapidement dans le sang et augmentent donc rapidement le taux de sucre dans le sang ce qui favorise le stockage d'energie et les compulsions sucrées. Il faut donc opter au mieux pour des aliments ayant un indice glycémique inférieur à 50.

Je ferai le point lors d'un prochain billet sur la liste (et/ou le type) des aliments ayant un indice glycémique inférieur à 50.

 

Le PRAL (Potential Renal Acid Load) permet d'établir un diagnostic en mesurant la charge acide potentielle des aliments, à savoir leur effet acidifiant (>0) ou alcalisant (<0) sur l'organisme.

Nous ferons le point lors d'un prochain article sur la liste (et/ou le type) des aliments ayant un PRAL <0.

Chaque produit est soit basique (ou alcalin) soit acide. L'hyperacidité intoxique l'organisme en profondeur, accélère le vieillissement. L'équilibre à atteindre est de 70 % de produits basiques et 30 % d'acides. Le stress et le mode de vie moderne acidifient notre organisme.

Je ferai le point lors d'un prochain billet sur cet équilibre et sur le niveau acide ou basique des principaux aliments.

Par Eric LEGER - Publié dans : santé - Communauté : Santé . Equilibre
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